l'esprit digital
 
Commissariat aux Comptes, Expertise Comptable et Expertise Judiciaire

Aujourd’hui, le cabinet fort d’une dizaine de collaborateurs intervient sur une clientèle diversifiée représentative de toutes les forces économiques régionales : Groupes, banques, mutuelles, industries, bâtiments et travaux publics, commerces, internet, nouvelles technologies, hôtellerie, immobilier.

Mais nous avons orienté aussi le cabinet vers le secteur non marchand avec toutes ses particularités. Ainsi nous intervenons dans les secteurs des associations, du sanitaire et social, de l’insertion, de l’environnement, des collectivités, des mutuelles.

Le cabinet porté par la qualité, l ’éthique et la compétence s’est doté d’une signature internationale au travers de son adhésion a l’association Forum of firm, permettant ainsi d’être assuré du respect des normes et d’une solide organisation du cabinet.

Souhaitant nous tourner vers l’international, le cabinet ACE est membre du réseau JPA international, fort de 100 cabinets indépendants dans 75 pays qui partagent leurs connaissances.


Crédit d’impôt recherche : des précisions inédites sur les travaux de recherche externalisés

Une entreprise qui sous-traite l’exécution de prestations nécessaires à la réalisation d’opérations de recherche qu’elle mène peut retenir les dépenses correspondantes pour le calcul de son crédit d’impôt même si ces prestations, prises isolément, ne constituent pas des opérations de recherche.

Saisi une nouvelle fois d’un litige portant sur les dispositions relatives à la sous-traitance dans le cadre du crédit d’impôt recherche, le Conseil d’Etat juge de manière inédite qu’une entreprise qui confie à un organisme de recherche public ou privé agréé la réalisation de prestations nécessaires aux opérations de recherche qu’elle réalise peut retenir dans l’assiette de son crédit d’impôt les dépenses correspondantes alors même que ces prestations, prises isolément, ne constituent pas des opérations de recherche.

Il annule en conséquence pour erreur de droit l’arrêt de la cour administrative d’appel de Paris qui avait refusé la prise en compte de telles dépenses au motif que les prestations sous-traitées ne correspondaient pas en soi à de véritables opérations de recherche nettement individualisées , quand bien même elles s’avéraient indispensables à l’aboutissement des recherches menées par le donneur d’ordre (CAA Paris 20-12-2018 no 18PA00256).

En l’espèce, les prestations portaient sur la réalisation d’études analytiques et de tests nécessaires à la réalisation des opérations de recherche menées par le donneur d’ordre mais que ce dernier ne pouvait réaliser lui-même faute de disposer des équipements et outils nécessaires.

A noter : La solution retenue par le Conseil d’Etat diffère de la doctrine administrative selon laquelle « les dépenses engagées [pour la réalisation d’opérations de recherche confiées à des organismes de recherche publics ou privés agréés] doivent correspondre à la réalisation de véritables opérations de recherche et de développement, nettement individualisées » (BOI-BIC-RICI-10-10-20-30 no 1 : IS-IX-3010).

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