l'esprit digital
 
Commissariat aux Comptes, Expertise Comptable et Expertise Judiciaire

Aujourd’hui, le cabinet fort d’une dizaine de collaborateurs intervient sur une clientèle diversifiée représentative de toutes les forces économiques régionales : Groupes, banques, mutuelles, industries, bâtiments et travaux publics, commerces, internet, nouvelles technologies, hôtellerie, immobilier.

Mais nous avons orienté aussi le cabinet vers le secteur non marchand avec toutes ses particularités. Ainsi nous intervenons dans les secteurs des associations, du sanitaire et social, de l’insertion, de l’environnement, des collectivités, des mutuelles.

Le cabinet porté par la qualité, l ’éthique et la compétence s’est doté d’une signature internationale au travers de son adhésion a l’association Forum of firm, permettant ainsi d’être assuré du respect des normes et d’une solide organisation du cabinet.

Souhaitant nous tourner vers l’international, le cabinet ACE est membre du réseau JPA international, fort de 100 cabinets indépendants dans 75 pays qui partagent leurs connaissances.


Responsabilité de la puissance publique. Réparation des préjudices en cas de cumul de fautes

Lorsqu’un dommage est causé par plusieurs fautes commises par des personnes différentes et indépendantes, portant chacune en elle ce dommage, la victime peut demander au juge administratif de condamner l'une de ces personnes à réparer l'intégralité de son préjudice.

Le Conseil d’État était saisi pour avis par un tribunal administratif d’une question sur la réparation des préjudices en cas de cumul de fautes. Il s’agit d’une affaire dans laquelle une personne demandait au tribunal administratif de condamner un groupe hospitalier à réparer les préjudices liés au suivi de sa grossesse.

Le Conseil d’État devait répondre à la question suivante : «  En cas de cumul de fautes, commises l'une par une personne publique, l'autre par une personne privée dont l'appréciation de la responsabilité relève du juge judiciaire, et qui portaient chacune en elle normalement ce dommage au moment où elles se sont produites, le juge administratif saisi par la victime de conclusions se fondant sur un partage de responsabilité entre co-auteurs, peut-il déterminer la part de responsabilité devant incomber à la personne publique attraite devant lui à l'issue d'un tel partage ou doit-il écarter le partage de responsabilité demandé par la victime et condamner la personne publique, dans la limite de la somme demandée, à réparer intégralement le dommage, à charge pour elle, le cas échéant, d'exercer une action récursoire ».

Le Conseil d’État précise dans son avis que lorsqu’un dommage trouve sa cause dans plusieurs fautes qui, commises par des personnes différentes ayant agi de façon indépendante, portaient chacune en elle normalement ce dommage au moment où elles se sont produites, la victime peut rechercher devant le juge administratif la réparation de son préjudice en demandant la condamnation de l’une de ces personnes à réparer l’intégralité de son préjudice.

L’un des coauteurs ne peut alors s’exonérer, même partiellement, de sa responsabilité en invoquant l’existence de fautes commises par l’autre coauteur.

Lorsque la victime demande la condamnation d'une personne publique, alors qu'une personne privée aurait commis une autre faute portant également en elle l'intégralité du dommage, la réparation de doit pas tenir compte du partage de responsabilité. La personne publique a la possibilité de former une action récursoire devant le juge compétent.

CE, avis, 20 janvier 2023, n° 468190 B

Auteur : Éditions Lefebvre-Dalloz - Tous droits réservés.